Il est important de distinguer une proposition décalée mais acceptable d’une idée indéniablement scabreuse. Considérons l’exemple de Poison, le parfum emblématique de la maison Dior. Dans les semaines suivant sa commercialisation au milieu des années 1980, un flacon était vendu toutes les cinquante secondes rien qu’aux Galeries Lafayette à Paris. Sa popularité fut telle, que certains restaurants affichèrent des panneaux « No Smoking. No Poison. » à l’entrée de leur établissement: une incroyable notoriété commerciale pour un nom évoquant une substance mortelle ! Trente ans plus tard, Poison symbolise toujours cette volonté de se démarquer et de défier les conventions.
Créer de nouveaux noms de marque n’est pas une mince affaire. Ils doivent être courts pour qu’on s’en souvienne et assez originaux pour sortir du lot. Identifier d’éventuelles connotations négatives fait partie des bonnes pratiques. En effet, aucun responsable de marque ne veut d’un nom évoquant « crotte » dans la langue du public cible. Mais faut-il pour autant éviter tous les mauvais noms ou ceux connotés négativement?